la L.G.V.

Rares sont ceux, en France, qui n’ont pas entendu parler du village de Baudrecourt en Moselle.

En effet, le Train à Grande Vitesse de l’Est a été réalisé en 2 tronçons ; Vaires sur Marne-Baudrecout et Baudrecourt-Vendenheim (banlieue de Strasbourg).

Nombreuses furent les entreprises de taxi,(une trentaine) situées dans le sud du pays, qui s’étaient inscrites en mairie pour excercer leur activité dès le passage du train.
Il est vrai, qu’au début du dossier, il était envisagé une gare sur le ban communal. Mais il s’agissait d’une gare technique, pour l’entretien des voies.

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Le pont métalique, de couleur verte, qui attire l’attention, appelé « saute mouton » permet au tain de changer de voie ; (en Alsace-Moselle, le train roule à droite, tandis qu’il circule à gauche dans le reste de la France). Ces trois départements étaient allemands de 1870 à la première guerre mondiale, période où le chemin de fer fut construit.

La ligne n’allant pas jusque Strasbourg, le T.G.V. devient la L.G.V.: Ligne à Grande Vitesse.

1993-2013.
20 années séparent le début de la fin du chantier.

En avril 1992, il est classé parmi les projets prioritaires. L’enquête publique a lieu en automne 1994. La déclaration d’utilité publique est signée le 14 mai 1996.

Un protocole de réalisation et de financement est signé le 24 février 1998 entre l’État, RFF, la SNCF et les collectivités territoriales.
La convention de financement de la première partie de la ligne, entre Vaires-sur-Marne et Baudrecourt, est signée deux ans et demi plus tard, le 7 novembre 2000, entre les différents partenaires, dont 17 collectivités territoriales.

Le 18 décembre 2003, le gouvernement Raffarin annonce qu’il allait mettre en place une cinquantaine de projets d’aménagements du territoire dont huit pour le TGV, incluant les travaux de la deuxième phase de la LGV Est qui devraient commencer à l’horizon 2010.

un-train-quitte-le-raccordement
Les travaux de la première phase ont été officiellement lancés le 28 janvier 2002. La ligne est ouverte au trafic depuis le 10 juin 2007.

Le 24 janvier 2007, le protocole de financement des études et travaux préparatoires à la deuxième phase de la ligne entre Baudrecourt et Strasbourg (soit 106 km) est signé.

Le calendrier des travaux de construction est découpé comme suit :
2010 – 2012 : terrassement et génie civil ;
2012 – 2015 : équipements ferroviaires ;
Mars 2016 : mise en service

le Courrier

desservait toutes les localités de son parcours entre Marthille et Baudrecourt, il assurait aux voyageurs la correspondance avec les trains omnibus de la ligne de Metz-Sarrebourg, à raison de deux allers retours journaliers, l’un tôt le matin, entre 6 h et 8 h30 et l’autre en fin d’après-midi, entre 16 h 30 et 19 h.

Il desservait aussi les agences postales de Marthille, Lucy et Baudrecourt en transportant les sacs postaux préparés par ces agences et ceux qui leur sont destinés.
Ces sacs transitent par le wagon postal de chaque train où sont effectuées des opérations de tri

Il a fonctionné de 1922 à 1939.

Le 24 août 1939 au matin, le conducteur est mobilisé, son véhicule st réquisitionné. La mission : participer au transport des hommes rappelés sus les drapeaux regroupés à Conthil et devant rejoindre Leyviller.

Dix jours plus tard, la guerre est déclarée

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la Gare

gare

Cette gare a été construite entre 1870 et 1914, par les Allemands.

De nombreuses personnes s’y rendaient chaque jour afin de se rendre au travail, souvent à Metz.

En hiver, elles faisaient une halte dans la boulangerie située à proximité, pour se réchauffer. Il est vrai qu’à l’époque, les wagons n’étaient guère chauffés.

Lors des travaux d’aménagement de la Ligne à Grande Vitesse, elle fut démolie.

reliques

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Statue du Saint Curé d’Ars

Lors de son voyage dans le midi, fin août 1955, monsieur le curé est passé deux fois à Ars, et a rapporté une statue du Saint Curé qui fut placée à l’église afin qu’il y mette son esprit.

Relique

Monsieur le curé a aussi eu le bonheur de rapporter une relique du saint Curé qu’il s’est procuré à la cure d’Ars.

Relique de Saint Pierre

Monsieur Pierre Peloux, paroissien de saint Augustin la Rosière à Marseille (où monsieur le curé fut vicaire de 1943-1946) fit don à l’abbé Berthollin pour son église saint Pierre, d’une relique du saint Apôtre, le 26 août 1955

messe des moissons

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Depuis longtemps, une messe dédiée à la Vierge Marie était célébrée à la chapelle Notre Dame de Lorette, début juillet.

fete-moisson-2010

Depuis 1998, l’Abbé Picca, curé de Lesse puis de Delme, a changé l’intention et a célébré une messe des moissons. L’autel est composé, de botte de paille, de charrue, de tonneau.. etc. Tout ce qui peut rappeler le travail de la terre.

Celle-ci a été célébrée au carrefour Baudrecourt/Lucy/Morville-Saint Epvre, à l’emplacement de la chapelle.

Le prêtre actuel, l’Abbé Bence,curé de Delme depuis 2007, a continué.

Depuis les dernières années, il est noté une diminution du nombre de fidèles à la messe.

Sans doute, en raison de célébration de baptêmes pendant la messe !

Les anciens du village affirment qu’il ne PLEUT JAMAIS à la messe à la chapelle. C’est dû à la protection de Notre Dame. Il peut pleuvoir, avant ou après, mais jamais pendant.

messe-2013

Cela s’est toujours vérifié.

Même en 2012, ou ce fut une fin de semaine épouvantable. Les organisateurs avaient préféré se réfugier à l’église et beaucoup sont repartis chez eux.

La Fabrique offre l’apéritif sur place, à l’issue de la bénédiction des champs. La Nied permet le rafraichissement des bouteilles.

Depuis 2011, elle a remplacé l’association sainte Lorette, pour organiser un repas dans le village, sur la place près de la mairie.

Celui-ci connait un vif succès. Il faut réserver sa place rapidement.

les cloches

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Nos cloches avant la guerre de 1939-1945
La grosse : « ma sœur et moi, nous remplaçons nos ainées, victimes de la guerre. Nous avons été faites avec les offrandes de la commune et des fidèles de Baudrecourt sous la gestion de M l’Abbé Barbier, curé, M Parant, maire et Léon François Trésosier. – Bénite en 1920, je m’appelle Marie. J’ai pour parrains : MM Auguste Esling, René et Emile Bernard ; et pour marraines : M Aimé Sarazin et Mesdemoiselles Marie Sommier et Julia Sanson ». Elle pèse 584 kg et sonne le sol #
La moyenne : « bénite en 1920, je m’appelle Jeanne. J’ai pour parrains MM Aimé Dorvillé, Léon Chagot et Augute parant, et pour marraines Mesdemoiselles Marthe Niclaus, Marie Bouchy et Germaine Foret». Elle pèse 454 kg (accord do, la #)
La petite : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ; 250 Kg bénite en 1891

Confiscation par les Allemands 20 et 21 mars 1944
Les équipes de voleurs étaient livrées à leur sinistre besogne dans toute la région. Bientôt ce devait être aussi, le tour de Baudrecourt.
Voilà pourquoi tout le dimanche après-midi du 19 mars, elles sonnèrent à toute volée.
C’était leur adieu à la paroisse.
Ensuite elles sonnèrent aux morts et invitaient les paroissiens à prier pour leurs défunts.
Le lundi 20 mars à 14 heures, arrivèrent les ouvriers. Comme ils voulurent s’attaquer aux deux plus grosses, le prêtre, l’Abbé Dauendorffer, leur dit que le chef avait promis de laisser l’une d’elles et qu’ils devaient descendre la plus petite. Elle fut descendue par la tribune.
Le lendemain, lorsque le chef arriva il se trouva devant le fait accompli. La petite cloche qui aurait dû restée, était déjà en bas !
Le prêtre essaya de l’amadouer en l’invitant à manger, mais il ne put obtenir de garder la grosse. Ils ne purent la descendre en entier, et furent donc obligés de la descendre par morceaux, un à un.
Pendant que le prêtre s’absenta, ils en profitèrent pour ouvrir la sacristie et y déposer le métal. N’étant pas d’accord, il leur en fit part et déclina toute responsabilité. Il a prévenu la gendarmerie afin d’être couvert dans le cas où le métal viendrait à disparaitre.
Entre temps, il cacha plusieurs morceaux de fonte. Les enfants et même les personnes venaient en chercher.
Ainsi, plusieurs centaines de kilo de bronze furent sauvés, métal qui servira à la refonte de nouvelles cloches.
Lorsqu’on vint chercher les cloches, il manquait du métal, mais le prêtre avait pris ses précautions.
« Puisse, celle qui est restée, sonner bientôt le retour des paroissiens expulsés et nous annoncer bientôt la victoire de la bonne cause » Abbé Dauendorffer

Retrouvailles et refonte
cloche-benie-en-1951La petite cloche de 250 kg, bénite en 1891 a été retrouvée en Allemagne et rapatriée. Cependant, elle était inutilisable tellement elle était fêlée. « Il paraît que cette cloche avait un son discordant. Elle était la seule cloche restant en 1918 et avait été sonnée trop fort, lors de l’armistice, et s’en trouva fêlée. »
En y joignant une partie du métal qui avait été détourné de sa destination voulue par les Allemands, la nouvelle cloche put être refondue avec un poids de 275 kg grâce à la générosité des habitants
elle est arrivée en gare le lundi 5 mars. le dimanche suivant (passion) toute la population lui a réservé une fête grandiose.
 » Je remplace mon ainée, victime de l’horrible guerre. L’an de grâce 1951, j’ai été fondue et bénite, grâce à la générosité des paroissiens de Baudreoucrt, sous le pontificat de a Sainteté Pie XII, Monseigneur Heintz étant Evèque de Metz, monsieur Alfred Berthollin Curé de cette paroisse, M Auguste Parant, Maire de la commune. L es garcons et les filles de l’école sont mes parrains et mes marraines. Je veux chanter la gloire de Dieu et la Paix aux hommes de bonne volonté. Sainte Thérèse de lEnfant Jésu, protégez-nous »

Bénédiction
Le 23 octobre 1955, la nouvelle grosse cloche fut bénie.
Elle pèse 570 kg et sa note est le sol #.
Son inscription « Je remplace mon ainée, victime de l’horrible guerre. Je m’appelle Marie. J’ai été fondue sous le Pontificat de Sa Sainteté Pie XII, Monseigneur Heintz étant Evêque de Metz, monsieur l’Abbé Alfred Berthollin, Curé de Baudrecourt
Mes parrains sont les membres du Conseil de Fabrique MM J Sommier, P Noirez, Auguste Esling, M Petitdidier, Auguste Parant, Maire. Notre Dame du Foyer, bénissez et protéger notre village» Effigie de la Sainte Vierge
« Ecoutez ma voix et n’endurcissez pas vos cœurs »
Elle porte les armoiries de pie XII et de Monseigneur Heintz

C’est l’Abbé Barbier, ancien curé de Baudrecourt, retiré à la maison de retraite de Saint Epvre, qui présida la cérémonie, entouré des curés de Bacourt, Lesse et Lucy.
La cloche, érigée dans l’avant chœur, était magnifiquement ornée par madame Sidot, dévouée sacristine, aidée de Mesdames Michel Jean et Michel Alfred.

Electrification
En juin 1958 par monsieur Didelot de Sarrebourg

les Calvaires

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Croix de fer

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« Un jour, un soldat du Duc de Lorraine était entré dans le village, il fuyait d’une maison en emportant 4 miches de pain quand le propriétaire revenant de la garde du pont l’aperçut. Il lui tira un coup de mousquet et l’étendit raide mort au milieu de la route ».
Une croix fut érigée à cet endroit.
Elle ne porte aucune inscription. Elle est désignée sous le nom de croix de fer

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dans le cimetière

Cette croix est située près de l’église dans le cimetière. Peut-être a- t-elle été implantée à cet endroit en mémoire des ossements trouvés et ré inhumés à cet endroit.

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en face de la poste

Croix en pierre de taille. Inscription dans un médaillon
* en haut « O crux ave »
* en bas « 1804 Est réparée par les soins de François Barthémy et de Madame Barbier en 1866″
Elle est bien conservée

Ces calvaires appartiennent à la commune

l’Ossuaire

ossements

En début d’année 1968, le dimanche de l’Epiphanie tout le monde se prépare pour la messe de 11h.
L’église est parée de ses plus beaux atouts, le chauffage fonctionne, le responsable du chauffage l’a constaté à 8 h lorsqu’il est venu tout contrôler

A 10 h 30, lorsque les enfants de chœur arrivent pour assumer les derniers préparatifs, l’intérieur de l’église brûle. Les deux poêles vétustes en sont la cause.

Aussi, il est décidé d’installer un chauffage au mazout. Le long du mur latéral de l’église fut choisi pour y installer la citerne.
Lors des premiers coups de pioche, c’est la surprise : des centaines de cranes, tibias, fémurs humains sont trouvés.

Cet ossuaire, par son ampleur, parut trop important pour le village. Sans compter que le Docteur Masson qui a examiné les ossements : est catégorique : tous les squelettes proviennent de personnes adultes, mâles et de bonne constitution. Cela exclut dont l’hypothèse d’un ossuaire communal.

Du jour au lendemain, la tranquillité du village a disparu. Toute la presse régionale et même nationale (le Monde, l’Express) s’est intéressée aux découvertes effectuée aux abords de l’église, ainsi que les archéologues locaux, sans oublier les curieux.

A partir de là deux thèses s’affrontent

L’Abbé Alfred Berthollin, curé de la paroisse, affirme que ces restes sont ceux des moines templiers. Le cimetière détruit par les Suédois contenait leurs dépouilles.
Une spécialiste de la question, Micheline Finas-Aubry, qui préparait un ouvrage sur les Templiers, pense qu’ils possédaient un couvent dans cette région.

Autre argument : un bâtiment situé à proximité de l’église est appelé le Maltou. Un nom vraisemblablement dérivé de Malte. Or les chevaliers de Malte ont hérité d’une partie des biens du Temple.

Mais

d’autres érudits ne voient que l’exploitation publicitaire d’un mythe, celui de ces moines soldats qui furent les premiers banquiers de France et périrent presque tous brulés vifs à l’issue de sept ans de procès.
C’est une aberration de prétendre qu’il s’agit d’un ossuaire de Templiers, affirme Roger Billoret, directeur de la circonscription archéologique de Lorraine, après s’être rendu sur place.

Les objets retrouvés avec les ossements : une brique ornée de dessins et une statuette d’homme à cheval (ou Micheline Finas-Aubry voyait précisément l’emblème des Templiers, deux hommes sur un même cheval, car la statuette est amputée) ne sont pas antérieurs au 12è siècle.

Connaîtrons-nous un jour l’origine de ces ossements. Rien n’est moins sûr, compte tenu de l’absence de documents officiels apportant des preuves.

Cela étant, il fallait songer à ré inhumer ces ossements. L’Abbé Berthollin décida et l’emplacement de la fosse fut fixé sur la face nord, près de l’angle formé par la nef et la partie débordante du clocher.

Ce sont des archéologues amateurs et bénévoles qui se chargèrent de creuser, au cas il serait nécessaire d’utiliser des outils plus légers que des pelles.

sarcophage

Les outils heurtèrent l’un des coins d’un sarcophage, qui une fois déblayé montrait un squelette de 1.80 m environ,

la Chapelle

Notre Dame de Lorette

A l’intersection des routes Baudrecourt-Lucy et Baudrecourt-Morville –Saint Epvre, se dresse une humble et modeste chapelle, dédiée à Notre Dame de Lorette.

Ce pèlerinage à la Sainte Vierge, un des rares au pays de la Nied française est très ancien, puisqu’en l’an 1539, il existait déjà.

chapelle-date-inconnue

En effet, une lettre du Révérend Père Didier, Prieur des Célestin de Metz, adressée à Monseigneur l’Evêque en 1742 pour lui demander la permission de célébrer la messe dans cette chapelle nous met un peu sur le chemin de l’origine de ce sanctuaire. « les Prieurs et Religieux Célestins de Metz, ont une chapelle au village de Baudrecourt, fondée sous le titre de Notre Dame de Lorette, qui aurait été construite et édifiée par feu Messire Henry Lecomte de Baudrecourt, chapelain de la confrérie de Metz,. Il en aurait fait donation au monastère des Pères Célestins avec une moitié de maison et jardin et autres dépendances, par les suppliants d’entretenir ladite chapelle et d’y faire célébrer deux messe par chacune année, dont l’une en l’honneur de la glorieuse Vierge Marie et l’autre de Requiem selon les bonnes intentions du donateur, ainsi que le tout est plus au long exprimé au contrat de ladite donation passé devant … par devant Michel Travalt, aman de S. Ferroy la Metz, le 23 juillet 1539. (Original à l’Evêché de Nancy)

En 1826, le gouvernement la met en vente et la fit adjuger à monsieur Blémont.

Celui-ci voulut l’exhausser et l’agrandir. Pour cela, malheureusement, il la fit démolir et reconstruire sans garder les dimensions primitives qui étaient celles de la Santa Casa de Lorette.

L’Abbé Gillard (curé de 1831-1848) acheta plusieurs parts aux héritiers Blémont, dans le but de rendre possesseur la fabrique en espérant acheter les autres parts. Mais les négociations n’aboutirent pas.

En 1868, Ce fut monsieur Stémart qui en devint copropriétaire. E sont encore eux qui en sont les possesseurs aujourd’hui.
Il fit de nouvelles réparations, il la fit paver, remplaçait la claire-voie surmonté d’une grille en fer par une autre en bois tourné.

En 1891, l’abbé Watrin, curé de Baudrecourt, entreprit des travaux grâce à un appel de fonds auprès des co-propriétaires de la chapelle et à la générosité des pèlerins des environs. Mus blanchis, chœur exhaussé, et pavé en carrelage, 2 statues, saint Roch et saint Antoine remplacent les anciennes.

En 1846, le prêtre obtient la permission de l’Evêque de Nancy, Mgr Menjaud, de dire la sainte messe en des jours réguliers et déterminées. Cette permission fut renouvelée le 17 mai 1904 par l’Evêque de Metz, Mgr Benzler

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En 1893, un anonyme donna la grille ou la table de communion actuelle. L’extérieur achat d’une jolie statue de la Vierge-Marie, de grandeur naturelle pour être placée dans la niche qi ornait le portail de la chapelle. Réparation de la toiture qui menaçait ruine.

La chapelle possédait une cloche, sans clocher, et par conséquent, sujet à toutes les intempéries et à l’irrévérence des gamins. On l’abrita sous un petit clocheton.

Il est probable que c’est depuis 1846, que le pèlerinage a été rétabli régulièrement.
Fixé au 2 juillet, jours de la Visitation, il attirait chaque année, un grand concours de peuple, et les nombreux ex-votos confirment et attestent la dévotion et la confiance des pèlerins en Marie, la Consolatrices des pauvres affligés.

Jusqu’avant la guerre 1939-1945, les messes se succédaient depuis 5 h du maint, jusqu’à 9 h au moment de la grand’messe, chanté de tradition par n prêtre enfant de Baudrecourt

Depuis 1945, la ferveur des pèlerinages en général a beaucoup diminué, et on ne dit plus que 2 messes à la chapelle, le 2 juillet (7 h30 et 10 h 30)

Après la guerre de 1945, on répara la toiture, on fit les fenêtres en verre-cathédrale et la peinture intérieure (du temps de l’Abbé Dauendorfer)

En 1954, l’Abbé Berthollin fit poser les volets à l’étage supérieur de la chapelle.

En 1962, le même curé fit appel à la générosité des paroissiens de Baudrecourt Saint Epvre et Morville, pour quelques travaux d’urgence : plâtrer le plafond, qui était tombé par place) remplacer les vieilles briques rouges par un nouveau carrelage dans la nef, nouveau badigeon, installation de nouveaux bancs, plus commodes que les anciens prie-Dieu.
« Puissent les habitants de Baudrecourt reconnaitre et comprendre le bonheur de posséder ce sanctuaire vénéré de Notre Dame de lorette qui a vu déjà de si nombreuses générations. »

De mémoire d’homme, le ban de Baudrecourt n’a pas été dévasté par la grêle. On attribue cette protection et cette grâce spéciale à Notre Dame de Lorette.

 » Puissent les générations futures continuer ce pèlerinage, même au prix de sacrifices et de privations, comme le firent nos prédécesseurs.
Puissent le culte et l’amour de notre Mère du Ciel, se développer de plus en plus dans notre paroisse et dans notre contrée. »

chapelle

Le sanctuaire de cette chapelle remémore bien fidèlement la pauvre maison de Nazareth. Tout y respire la pauvreté. L’Eglise paroissiale est obligée de fournir même les objets les plus nécessaires pour la sainte messe.
(Abbé Berthollin »

Depuis environ les années 2000, le prêtre y célèbre la http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/messe-des-moissons, pour l’ensemble du canton. Malgré tout, le chant final est toujours chanté en l’honneur de la Vierge Marie