l’ Eglise

saint Pierre

egliseNotre église est la plus ancienne de toute la région.
Elle est classée monument historique depuis 1889.
C’est une petite construction de style gothique tardif. Elle était auparavant fortifiée.

Placée sous le vocable et le patronage de saint Pierre, elle fut bâtie vers le 12è siècle par les Templiers, également reconstruite par les Hospitaliers au 15è siècle (dans l’état à peu près actuel).

Puis restaurée après la guerre de 30 ans, en 1663, (date inscrite à l’entrée, à droite) (archives de la paroisse).

L’intérieur de cette belle église est à découvrir.

« On peut juger de son antiquité par l’inclinaison des arcs de cercle qui soutiennent la voûte ; ses fenêtres appartiennent à l’ordre gothique de la décadence, ce qi répond parfaitement à l’année 1663 (époque de son rétablissement par Nicolas Jeoffroy)

Un pan de mur circulaire, probablement l’enceinte du Chœur et de l’église primitive du 12è siècle a été trouvé. Il est probable que sous le chœur actuel, se trouve l’ancienne église (sorte de crypte).

http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/les-cloches, Le porche (sous la tour) est vouté… signe curieux dans la clé de voute, peut-être l’ébauche d’un agneau pascal, signe des Templiers, ou tout simplement le signe d’un artisan, tailleur de pierres ?

La nef ainsi que le chœur triangulaire légèrement plus élevé, ont des voûtes d’arêtes dont les nervures pointues reposent sur des pilastres. Les clés de voutes sont décorées de manière très simple.

Le chœur n’est pas en face de la nef, ce qui crée une certaine dissymétrie. Certains y voient un rappel symbolique de la tête inclinée du Christ.

http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/reliques
Au fond du chœur, à droite : un oculus remarquable destiné à conserver le Très Saint Sacrement, muni d’une grille fort ancienne. Il s’agit là d’un des rares cas où le tabernacle n’est pas du côté de l’évangile.

L’extérieur du portail ressemble étrangement à la porte de l’ancien hôpital des chevaliers du Temple » à Senlis.

La fenêtre du fond du chœur, fut sans doute murée sans doute après la guerre.

La dernière guerre ayant fortement endommagé l’église, les Beaux arts ont bien voulu entreprendre la restauration.

En 1950, elle fut recrépie, le portail , la charpente, et les tuiles remplacés. Le 1e octobre de la même année, bénédiction du nouveau coq qui prit la place sur la croix du clocher le 06 octobre.
En 1956, une horloge communale fut achetée.

La paroisse accueille chaque année les pèlerins du canton, et d’au delà, à l’occasion de la http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/messe-des-moissons

La paroisse fait partie de la communauté de paroisses Notre Dame de Lourdes de la Nied.

Voici l’adresse du site des trois communautés de paroisses :

http://paroissesdelme.wix.com/paroissesdelme#!baudrecourt/c1s1k

la Chapelle

Notre Dame de Lorette

A l’intersection des routes Baudrecourt-Lucy et Baudrecourt-Morville –Saint Epvre, se dresse une humble et modeste chapelle, dédiée à Notre Dame de Lorette.

Ce pèlerinage à la Sainte Vierge, un des rares au pays de la Nied française est très ancien, puisqu’en l’an 1539, il existait déjà.

chapelle-date-inconnue

En effet, une lettre du Révérend Père Didier, Prieur des Célestin de Metz, adressée à Monseigneur l’Evêque en 1742 pour lui demander la permission de célébrer la messe dans cette chapelle nous met un peu sur le chemin de l’origine de ce sanctuaire. « les Prieurs et Religieux Célestins de Metz, ont une chapelle au village de Baudrecourt, fondée sous le titre de Notre Dame de Lorette, qui aurait été construite et édifiée par feu Messire Henry Lecomte de Baudrecourt, chapelain de la confrérie de Metz,. Il en aurait fait donation au monastère des Pères Célestins avec une moitié de maison et jardin et autres dépendances, par les suppliants d’entretenir ladite chapelle et d’y faire célébrer deux messe par chacune année, dont l’une en l’honneur de la glorieuse Vierge Marie et l’autre de Requiem selon les bonnes intentions du donateur, ainsi que le tout est plus au long exprimé au contrat de ladite donation passé devant … par devant Michel Travalt, aman de S. Ferroy la Metz, le 23 juillet 1539. (Original à l’Evêché de Nancy)

En 1826, le gouvernement la met en vente et la fit adjuger à monsieur Blémont.

Celui-ci voulut l’exhausser et l’agrandir. Pour cela, malheureusement, il la fit démolir et reconstruire sans garder les dimensions primitives qui étaient celles de la Santa Casa de Lorette.

L’Abbé Gillard (curé de 1831-1848) acheta plusieurs parts aux héritiers Blémont, dans le but de rendre possesseur la fabrique en espérant acheter les autres parts. Mais les négociations n’aboutirent pas.

En 1868, Ce fut monsieur Stémart qui en devint copropriétaire. E sont encore eux qui en sont les possesseurs aujourd’hui.
Il fit de nouvelles réparations, il la fit paver, remplaçait la claire-voie surmonté d’une grille en fer par une autre en bois tourné.

En 1891, l’abbé Watrin, curé de Baudrecourt, entreprit des travaux grâce à un appel de fonds auprès des co-propriétaires de la chapelle et à la générosité des pèlerins des environs. Mus blanchis, chœur exhaussé, et pavé en carrelage, 2 statues, saint Roch et saint Antoine remplacent les anciennes.

En 1846, le prêtre obtient la permission de l’Evêque de Nancy, Mgr Menjaud, de dire la sainte messe en des jours réguliers et déterminées. Cette permission fut renouvelée le 17 mai 1904 par l’Evêque de Metz, Mgr Benzler

interieur-de-la-chapelle

En 1893, un anonyme donna la grille ou la table de communion actuelle. L’extérieur achat d’une jolie statue de la Vierge-Marie, de grandeur naturelle pour être placée dans la niche qi ornait le portail de la chapelle. Réparation de la toiture qui menaçait ruine.

La chapelle possédait une cloche, sans clocher, et par conséquent, sujet à toutes les intempéries et à l’irrévérence des gamins. On l’abrita sous un petit clocheton.

Il est probable que c’est depuis 1846, que le pèlerinage a été rétabli régulièrement.
Fixé au 2 juillet, jours de la Visitation, il attirait chaque année, un grand concours de peuple, et les nombreux ex-votos confirment et attestent la dévotion et la confiance des pèlerins en Marie, la Consolatrices des pauvres affligés.

Jusqu’avant la guerre 1939-1945, les messes se succédaient depuis 5 h du maint, jusqu’à 9 h au moment de la grand’messe, chanté de tradition par n prêtre enfant de Baudrecourt

Depuis 1945, la ferveur des pèlerinages en général a beaucoup diminué, et on ne dit plus que 2 messes à la chapelle, le 2 juillet (7 h30 et 10 h 30)

Après la guerre de 1945, on répara la toiture, on fit les fenêtres en verre-cathédrale et la peinture intérieure (du temps de l’Abbé Dauendorfer)

En 1954, l’Abbé Berthollin fit poser les volets à l’étage supérieur de la chapelle.

En 1962, le même curé fit appel à la générosité des paroissiens de Baudrecourt Saint Epvre et Morville, pour quelques travaux d’urgence : plâtrer le plafond, qui était tombé par place) remplacer les vieilles briques rouges par un nouveau carrelage dans la nef, nouveau badigeon, installation de nouveaux bancs, plus commodes que les anciens prie-Dieu.
« Puissent les habitants de Baudrecourt reconnaitre et comprendre le bonheur de posséder ce sanctuaire vénéré de Notre Dame de lorette qui a vu déjà de si nombreuses générations. »

De mémoire d’homme, le ban de Baudrecourt n’a pas été dévasté par la grêle. On attribue cette protection et cette grâce spéciale à Notre Dame de Lorette.

 » Puissent les générations futures continuer ce pèlerinage, même au prix de sacrifices et de privations, comme le firent nos prédécesseurs.
Puissent le culte et l’amour de notre Mère du Ciel, se développer de plus en plus dans notre paroisse et dans notre contrée. »

chapelle

Le sanctuaire de cette chapelle remémore bien fidèlement la pauvre maison de Nazareth. Tout y respire la pauvreté. L’Eglise paroissiale est obligée de fournir même les objets les plus nécessaires pour la sainte messe.
(Abbé Berthollin »

Depuis environ les années 2000, le prêtre y célèbre la http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/messe-des-moissons, pour l’ensemble du canton. Malgré tout, le chant final est toujours chanté en l’honneur de la Vierge Marie

les Calvaires

croix-de-fer

Croix de fer

http://mairie-baudrecourt-moselle.fr/les-calvaires

« Un jour, un soldat du Duc de Lorraine était entré dans le village, il fuyait d’une maison en emportant 4 miches de pain quand le propriétaire revenant de la garde du pont l’aperçut. Il lui tira un coup de mousquet et l’étendit raide mort au milieu de la route ».
Une croix fut érigée à cet endroit.
Elle ne porte aucune inscription. Elle est désignée sous le nom de croix de fer

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dans le cimetière

Cette croix est située près de l’église dans le cimetière. Peut-être a- t-elle été implantée à cet endroit en mémoire des ossements trouvés et ré inhumés à cet endroit.

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en face de la poste

Croix en pierre de taille. Inscription dans un médaillon
* en haut « O crux ave »
* en bas « 1804 Est réparée par les soins de François Barthémy et de Madame Barbier en 1866″
Elle est bien conservée

Ces calvaires appartiennent à la commune